vendredi 20 mars 2020 à Aubervilliers.

 Makina burleska sera jouée le dimanche 29 mars à 17 h à la Parole Errante.

20 mars 2020

Journée Gisela Pankow : être et faire 

9h Accueil
9h30 Pascale Molinier Psychologue, professeure de psychologie sociale, UTRPP, Paris 13

Ouverture de la journée

Paula Ignacio Psychologue, doctorante au laboratoire UTRPP, Paris 13

L’œuvre Gisela Pankow

Claire Nioche-Sibony Psychologue, psychanalyste, MCF en psychologie clinique, UTRPP, Université Paris 13.

Gisela Pankow, philosophe des formes et du mouvement

10h45

Pause

11h Christian Chaput Psychiatre, membre de la Société de Psychanalyse Freudienne

Le vivant, l’existant, le pulsionnel dans la pensée de Gisela Pankow

Créativité, phantasme, corps à corps dans la psychothérapie analytique des patients psychotiques

12h Discussion
12h30

Pause Déjeuner

 

14h Table Ronde 1 : Une clinique créative

modératrice : Fréderique Débout Psychologue, MCF au CNAM

Dominique Mazéas Psychologue, MCF en psychologie clinique

Danser la rencontre avec des enfants autistes : émergence des images du corps dans le mouvement partagé 

Brigitte Maugendre Psychiatre, psychanalyste

Transmission de l’enseignement de Gisela Pankow

15h30 Discussion
15h45

Pause

16h Table Ronde 2 : Les ateliers et la greffe de transfert 

modérateur : Jean-Michel de Chaisemartin Psychiatre, BREST

Paula Ignacio Psychologue, doctorante au laboratoire UTRPP, Paris 13

Être écriture, faire greffe

Kéren Alcântara Psychologue, doctorante au laboratoire UTRPP, Paris 13

Être-avec et faire ensemble : l’image du corps dans l’atelier vidéo

Christophe Mugnier Psychologue et Clarisse Monsaingeon animatrice du GEM d’Epinay

Radiophonie, circulations et greffes de transfert 

17h45 Luc Sibony Psychologue, psychanalyste, doctorante au laboratoire UTRPP, Paris 13

Conclusion de la journée

 

Gisela Pankow

Être et faire

Gisela Pankow est l’un des grands noms de la psychothérapie des psychoses. Née à Düsseldorf en 1914 et décédée à Berlin en 1998, elle a principalement travaillé en France dès les années 1950. Neuropsychiatre et de solide formation scientifique et philosophique, assistante du Professeur Kretschmer avec qui elle publie, Gisela Pankow s’engage dans une formation psychanalytique dès 1944, et l’on voit poindre l’influence de la phénoménologie de Husserl, de L. Binswanger, et de la Daseinanalyse. Son œuvre est ainsi une synthèse originale, libre et souvent critique, des intuitions les plus fortes de la clinique psychiatrique, de la philosophie et de la psychanalyse du 20ème siècle.

Arrivée en France, elle rencontre les fondateurs de la jeune Société Française de Psychanalyse : Daniel Lagache, Françoise Dolto, Jacques Lacan. Son propre enseignement se poursuit dans un cadre hospitalier et universitaire, en France et en Allemagne. Son séminaire de formation, qui se tient chez elle, accueille des participants de tous les horizons, jusqu’à la fin de sa vie. Elle laisse une œuvre écrite importante (livres, articles, conférences, en plusieurs langues), et a formé des générations d’analystes à la psychothérapie psychanalytique des psychoses.

L’univers psychotique est comme un monde en ruine. Le corps vécu est dissocié et la destruction des processus de symbolisation fait disparaître les chaînes d’association. Dans cet univers fragmenté, les débris du corps perdent leur lien avec la totalité pour réapparaître dans le monde extérieur. Dans cette intériorité constamment menacée, comment restituer l’unité perdue ? Comment avoir accès à l’expérience de la psychose ? Pankow distingue deux voies pour accéder à la compréhension de la psychose : le chemin du dehors, de la classification psychiatrique, et le chemin du dedans, une vraie « descente aux enfers » avec le patient. Là, au niveau de l’être-ensemble du thérapeute et du patient, elle cherche à observer, à décrire plus qu’à interpréter ; elle cherche le « comment », plutôt que le « pourquoi ».

Sa méthode de « structuration dynamique de l’image du corps » a élargi les champs cliniques et théoriques de la psychanalyse pour penser le propre de l’expérience du corps et du langage dans les psychoses. C’est au niveau du corps, comme vécu corporel, qu’il est possible d’introduire une dialectique dans le monde de la fragmentation. La technique de « structuration dynamique » est un travail de mise en relation entre les parties est possible par l’intermédiaire des « greffes de transfert ». C’est le début d’un processus de symbolisation.

Les concepts d’image du corps, de phantasme structurant, de greffe de transfert, de même que son usage célèbre de la pâte à modeler, tout cela à la fois a tissé une tradition théorico-clinique – où se côtoient les noms de Minkowski, Merleau-Ponty, Frieda Fromm-Reichmann, Oury, Winnicott… – et se révèle d’une inventivité toujours actuelle. Sa pensée a fortement influencé le champ de la psychothérapie institutionnelle en contribuant à la création d’autres concepts comme le « transfert dissocié » et la notion de « greffe de l’espace de dire », institués au niveau du travail concret du collectif institutionnel.

Penser aujourd’hui avec G. Pankow est tenir le champ de la psychothérapie des psychoses dans l’ouvert. Ses concepts sont des outils vivants pour penser d’autres modes de « greffer » et d’autres manières de l’être-là-avec pour accéder au vécu psychotique. L’originalité de sa méthode et de sa théorisation nous invite à remettre en mouvement l’inventivité de notre clinique.

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MAKINA BURLESKA Machine joyeuse du désir

La Machine burlesque

Voici la machine à jouer comment ça marche ?

Conception Catherine vallon

Avec Agathe Paysant Alban Gérôme Aliénor de Mezamat Cynthia Gromy Françoise Feraud Jules Lanzaro Marc Bertin Nicolas Thévenot Ugo Vouaux-Massel

pour jouer de tout et de rien
à jouer comment ça marche et plus ça rate et plus ça joue !
Machine poétique éco-solidaire éco-sophique Le propre de cette machine est de faire jouer ensemble l’humain et le non humain. Elle obéit au principe de : ce qui est joué est ce qui nous joue. Elle produit le soulèvement de la matière et la libération des flux. Les lieux, les objets s’animent et nous ré inventent en des chorégraphies de l’espace

Vimeo : https://vimeo.com/25146480caval

CONTACTS : Catherine Vallon Cie le dithyrambe catherine.vallon@free.fr ledithyrambe@gmail.com

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